ARTICLE DU 20/11/02

 





Atterrissage difficile

Le plus dangereux, dans le parapente, n'est peut-être pas le vol. L'atterrissage peut se révéler particulièrement ardu, surtout si c'est dans la rivière des Galets, sur une aire non pas d'atterrissage, mais de jeux. Ce n'est pas la difficulté technique qui est en cause, mais l'accueil dont ont bénéficié deux parapentistes la semaine dernière.
Parapentistes confirmés, ils sont partis de Dos-d'Ane lundi dernier pour atterrir dans la rivière des Galets. En se posant près sur la berge qui surplombe la rivière, près d'un arrêt de bus, Philippe Lerouge voit arriver une dizaine de jeunes curieux qui jouaient au foot sur un terrain de jeux. "Nous avons d'abord parlé, et puis ils m'ont demandé un euro, puis ma montre. Je me suis dépêché de ranger mon matériel mais je n'ai pas eu le temps de plier ma voile." Il n'aura non plus pas le temps de la récupérer, les galets commençant à pleuvoir, d'après le parapentiste. Philippe Lerouge prend la fuite et ne retrouvera pas sa voile. "Mon exemple n'est pas un cas isolé. Plusieurs parapentistes qui se posent dans ce secteur ont été victimes de racket. Les véhicules sont également régulièrement fracturés."
Une plainte a été déposée à la gendarmerie du Port. Quant aux atterrissages, les parapentistes les effectuent désormais un peu plus en hauteur, avant le poste de contrôle de la rivière des Galets.