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Atterrissage difficile
Le plus dangereux, dans le parapente, n'est
peut-être pas le vol. L'atterrissage peut se révéler particulièrement ardu,
surtout si c'est dans la rivière des Galets, sur une aire non pas
d'atterrissage, mais de jeux. Ce n'est pas la difficulté technique qui est en
cause, mais l'accueil dont ont bénéficié deux parapentistes la semaine
dernière. Parapentistes confirmés, ils sont partis de Dos-d'Ane lundi dernier
pour atterrir dans la rivière des Galets. En se posant près sur la berge qui
surplombe la rivière, près d'un arrêt de bus, Philippe Lerouge voit arriver une
dizaine de jeunes curieux qui jouaient au foot sur un terrain de jeux. "Nous
avons d'abord parlé, et puis ils m'ont demandé un euro, puis ma montre. Je me
suis dépêché de ranger mon matériel mais je n'ai pas eu le temps de plier ma
voile." Il n'aura non plus pas le temps de la récupérer, les galets commençant à
pleuvoir, d'après le parapentiste. Philippe Lerouge prend la fuite et ne
retrouvera pas sa voile. "Mon exemple n'est pas un cas isolé. Plusieurs
parapentistes qui se posent dans ce secteur ont été victimes de racket. Les
véhicules sont également régulièrement fracturés." Une plainte a été déposée
à la gendarmerie du Port. Quant aux atterrissages, les parapentistes les
effectuent désormais un peu plus en hauteur, avant le poste de contrôle de la
rivière des Galets.
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