|
Sortie
Les Makes 1400 le
09/03/03
1-Totof 2-Jean-Marc L. 3-Alain B. 4-Philippe Neveu 5-Philippe
Lerouge 6-Didier P. 7-Bertrand O. 8-Antoine C. qui remplace
Bloody.
Le RdV de 7h00 à la Ferme Corail est presque bon. En
effet, Antoine, fidèle à ses habitudes, arrive avec 10 minutes de retard. La
prochaine fois c'est le carton rouge !!! Le ciel est bleu. Pas un nuage à
l'horizon. Le vent complètement nul. Ca s'annonce au mieux, on se met en
route. On fait un repérage de l'attérro, des fois que des platanes auraient
poussés au milieu du champ. Mais, non. Tout va bien. On commence à monter la
RF en direction du 1400. Passé la borne qui indique 1400m d'altitude, je
demande qui connaît l'endroit du déco. Personne ne répond !!! Petit
flottement dans la navette. Comment, personne ne sait où ça se trouve.
Silence, hésitation, incertitude, doute . et puis Pascal nous rassure en
annonçant qu'il connaît l'endroit. Ouf !!! En effet, pour beaucoup, c'est la
première fois que l'on va à ce déco. Et les autres ne s'en rappelaient plus.
Bon, c'est un peu l'aventure. Découverte du déco. Longue pente bien dégagée.
Excellent. Toujours pas un nuage à l'horizon. Au loin, la mer semble calme.
Tout va bien. On patiente. Les premières barbules apparaissent. Un papangue
enroule sur notre droite et me fait dire que ça doit le faire maintenant,
même si tout est bien bleu !!! Alors à 8h30, j'ouvre le bal. Confiance
maximum, j'ai bien l'intention de montrer que c'est déjà bon. Mais pas de
bol. Il n'y a rien du tout à exploiter. Rien de rien. Et pire que tout, après
avoir passé les deux crêtes de droites, il n'y a plus aucun relief à raser !
Zut alors. C'est pas comme au «2000», où on peut survoler ou raser des
verticalités tout du long du trajet sans craindre d'être trop court pour
rejoindre l'attérro !!! Bon, maintenant je peux dire que je connais le
«1400» !!! J'arrive juste à l' attéro. Je passe un appel radio pour
confirmer à mes petits copains qu'il n' y a encore rien à exploiter ! (Comme
s'ils n'avaient pas vu mon plomb de 11 minutes.) Je replie, pas vraiment
content de ma prestation. Bon, et bien ça arrive. Quoi, je vais pas me mettre
une balle dans la tête pour un vol raté. Pas grave !!! Là-haut, ça commence
à peine à former. Et puis, je commence à me demander comment je pourrais bien
remonter pour une deuxième chance. Tilt ! Bertrand vient de me dire de ne
pas aller embêter sa femme qui est venu le voir voler. Alors, bien sûr, je
vais solliciter son épouse pour m'amener au début de la FR. Et hop, c'est
reparti. En chemin, je vois Didier décoller, suivit d'Alain. Ca commence à
former assez haut. J'ai l'impression que Didier s'élève plus haut que le
déco. Je jubile pour lui. J'arrive à la RF, lorsque Pascal redescend avec la
navette. C'est le bonheur, il n'y a même pas à attendre pour remonter au
«1400». J'arrive au déco en courant, et je vois Philippe Neveu qui taquine la
base des nuages. Je jubile, je jubile. Il reste Antoine, Jean-Marc, Bertrand
et Philippe LeRouge au déco. Moi, je suis tout excité, et je déplie
fébrilement mon aile. Antoine s'envole et trouve tout de suite une pompe. Il
repasse devant le déco lâche les commandes pour nous filmer. Puis Jean-Marc
décolle suivit de Bertrand. Reste Philippe LR. J'ai ouvert le bal, une heure
plus tôt, et je décide de le fermer en partant en dernière position. Les
nuages menacent d'enfermer le déco, mais je décolle juste avant. Mon aile
déchire la base des nuages, mais je m'éloigne de cette masse. Ouf, c'était
juste. Bertrand reste en retrait, à proximité du déco. Moi, je préfère
continuer de l'avant à raser les pentes sur ma droite. Devant, vers
l'attérro, Philippe LR se fait brasser et trouve des courants ascendants.
Antoine lui emboîte l'aile. Jean-Marc essaye de se joindre à eux, mais
préfère s'en retourner et aller se poser à l'atterro. Aurait-ce été trop fort
? Pour ma part, un thermique me dérive au relief, que je voyais si loin la
première fois. Je prends mon temps et reste sous des gros nuages, contre le
relief, tout en m'avançant tout doucement, prudemment. Derrière, Bertrand
temporise un max à proximité de la dernière grosse crête, à droite du déco.
Devant, Philippe et Antoine décide de tenter la transition vers St-Leu en
passant par devant. Moi, je les suis de très, très loin et me laisse encore
la possibilité de basculer plus haut. Ca porte bien, en survolant les
verticalités du relief. Je suis presque à la base du nuage, à 1500. Je vois
l'antenne du Plate. Le GPS m'indique 8 de finesse pour y arriver. Je sais que
c'est trop juste, mais comme je serai vent de cul, je décide de basculer
directement. Je passe par le haut du Tévelave. Philippe et Antoine se
retrouvent loin sur ma gauche et un peu derrière. Ils ont pris un chemin plus
long. J'arrive à proximité de l'antenne du Plate. Je commence à douter que
cela puisse passer. Et puis, à 30 mètres de hauteur près, je survole des
lignes téléphoniques avant de vraiment basculer sur l' air de jeu «Le Plate -
St-Leu». Le vent continue à me pousser en nord. Je fais un point bas à 500m
entre «Oreille Mickey - Collège Bleu» avant de me faire embarquer par un
petit thermique dérivant. Excellent. Je sais déjà que j'arriverai à la Ferme
Corail. Contact radio avec Joël qui m'annonce que le vent est à 15 ou 20 Km/h
en bas. Alors je commence à regarder la mer, et constate qu'effectivement les
petits moutons sont de sorti. Il faut dire que j'avance à 45 Km/h. Je passe
au dessus du «800». Il parait que y avait du monde de cloué au sol !!! (Dont
un certain Bloody qui regrettait bien d' avoir filer sa place à Antoine !!!)
D'ailleurs, Antoine est posé vers les Avirons. Philippe LR, avec sa Whisper,
s'accroche bien et me suit de loin. J 'arrive à la Grande Ravine et me laisse
descendre le long de la lèvre nord. J'y reste un bon moment, espérant me
faire prendre par une bulle. Mais je me suis fait secouer «Orangina», sans
gagner les bulles !!! Philippe LR arrive à proximité de la Grande Ravine. Je
lui suggère d'essayer de revenir vers l' Eglise Colimaçon pour reprendre
qqchose, car ici c'est «nada». Après 1 quart d'heure à me faire secouer les
plumes dans le secteur de la Grande Ravine, je vois arrivé Loïc. Enfin, qq'un
pour me montrer l'exemple. Il se laisse graduellement décaler jusqu'à
l'Antenne de la Saline, prend une bonne pompe au dessus de l'antenne, puis se
barre, vent de cul, vers St-Paul !!! Pas plus compliqué que ça. Bloody
arrive à la rescousse, dans le secteur, et me manque pas de me moucater, en
me demandant se que je restais à faire ici, alors que Loïc était déjà parti.
Bon. J'attrape une bulle. L'exploite jusqu'à 750 avant de me lancer dans ma
transition. Le GPS me donne 50, puis 55, et parfois 60 Km/h. Ca défile vite.
J'aurai souhaité prendre une autre pompe. Mais rien sur le chemin. Et je
termine ma course juste à coté d' Elilagon, où je pus discuter tranquillement
avec deux charmantes secrétaire/hôtesse, tout en attendant la navette. Voilà
la fin heureuse d' une sortie réussie.
En souhaitant que celle, dans 2
semaines, le «St-Leu 2000», soit aussi agréable.
Bonne semaine à
tous.
Désolé si, Philippe LR et moi, avons fait «baver» un bon
nombres de parapentistes cloués au «800» !!!
@+ Totof -
Bagheera. |